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Lighthouse Þrídrangar

Lighthouse Þrídrangar dans les îles Vestmannaeyjar au large de la côte sud de l'Islande. Le phare est situé sur la plus haute des trois roches, qui est appelé Háidrangur. Þrídrangar se traduit par "trois rochers" en anglais.
Un phare fou, ou ce sont les hommes qui le sont ...
Le pilote d'hélicoptère Gísli Gíslason, qui vole pour Norðurflug, transporté six artisans vers Þrídrangar phare. Les six hommes vont pour faire des travaux d'entretien.
Les hommes ont passé la nuit dans ce phare magnifique, qui a été construit en 1939 et est situé à proximité des îles Vestmannaeyjar, au sud de l'Islande. L'accessibilité est difficile parce que le phare est situé au sommet d'une falaise très raide. Heureusement, Gísli et ses passagers ont été bénis à la fois avec le beau temps et la visibilité pendant leur vol.


Bugaled-Breizh. La destruction de l’épave se précise





Renflouée en juin 2004, l’épave du Bugaled-Breizh est au sec, à Brest, depuis quatorze ans.
Renflouée en juin 2004, l’épave du Bugaled-Breizh est au sec, à Brest, depuis quatorze ans.

Évoquée depuis plusieurs mois, la démolition de l’épave du Bugaled-Breizh pourrait intervenir rapidement. Le parquet général vient d’écrire aux parties civiles pour les en informer. Cinq marins avaient péri dans le naufrage le 15 janvier 2004.

Évoquée depuis près de deux ans avec la validation, en juin 2016, par la Cour de cassation du non-lieu dans l’affaire du naufrage du Bugaled-Breizh, la destruction de la coque du chalutier de Loctudy (29) pourrait être ordonnée dès le mois de septembre prochain. C’est le sens des courriers adressés il y a quelques jours par le parquet général aux parties civiles.

Sous la garde de l’État dans l’enceinte du port militaire de Brest, l’épave renflouée en juin2004, six mois après le naufrage au large du Cap Lizard, attend depuis quatorze ans. « Si au 1er septembre prochain on n’a pas donné d’instructions sur le retrait de l’épave, ils vont procéder à sa destruction », confirme Me Delphine Gicquelay, du cabinet Kermarrec, l’avocate de Michel Douce, l’armateur du chalutier. Une récupération que son client, confronté à une situation inextricable, n’envisage pas : « C’est assez compliqué de le voir partir alors qu’on n’a pas encore de solution sur l’affaire. Cela aurait été différent si on avait eu la vérité. On a l’impression qu’on tourne la page alors que le dossier est toujours en cours », poursuit l’avocate.

Statu quo en Angleterre

Il y a bien eu un contact avec un artiste qui souhaitait racheter l’épave pour en faire une œuvre d’art. « Il n’a pas donné de suite ». Seule une demande de la justice britannique pourrait retarder la destruction du chalutier. Le procureur général a écrit aux autorités judiciaires d’outre Manche pour les avertir de son « intention de procéder à l’enlèvement et à la destruction de l’épave ». Mais depuis la dernière audience du 15 novembre 2017, « il ne s’est pas passé grand-chose », avoue Me Benoît Drouan, en charge de la procédure britannique au cabinet Kermarrec. La suite de l’affaire est désormais suspendue aux conclusions de l’expert nommé par la coroner. Mais la procédure traîne en longueur. Aucune audience n’a été programmée. Dans ces conditions, il est peu probable que la justice britannique ait besoin de l’épave qu’elle devrait de toute façon enlever à ses frais. « Il y a eu des relevés très précis réalisés sur la coque. Il y a les fichiers informatiques », indique l’avocat.

Me Tricaud ne jette pas l’éponge

La suite logique est la destruction du Bugaled-Breizh. La disparition d’un symbole pour les parties civiles, étendard d’un combat pour que la vérité soit faite sur le naufrage et les circonstances de la mort des cinq marins pêcheurs du port bigouden.
Pour sa part, Me Tricaud, avocat de Thierry Lemétayer, partie civile reste convaincu que la vérité sortira un jour : « Ces dernières années, on a vu des infos « off » sortir sans que les personnes ne souhaitent témoigner officiellement mais ceux qui savent parleront avant d’être sur leur lit de mort ». Pointant du doigt, le sous-marin anglais Le Turbulent. Il lance un appel « à ceux qui savent pour qu’ils libèrent leur conscience ». « L’an prochain et malgré la lassitude qui nous étreint, on va interrompre la prescription qui menace ce dossier, ce qui nous donnera un nouveau délai de dix ans pour intégrer toute nouvelle information ».

Le navire retrouvé au large de la Caroline du Nord est bien celui de Barbe Noire


 
Après 15 ans d’incertitudes, les autorités ont confirmé que l’épave du navire retrouvée au large des côtes de Caroline du Nord est bien celle du redoutable pirate du 18e siècle, Barbe Noire.
Le Queen Anne’s Revenge (« la vengeance de la reine Anne ») s’est échoué sur un banc de sable à proximité de Beaufort en 1718, 9 ans après la création de la ville. Barbe Noire et son équipage y ont abandonné le navire et ont survécu.
Jusqu’à récemment, le Département des ressources culturelles de la Caroline du Nord prenait soin de préciser que l’épave, découverte en 1995, « était probablement » le Queen Anne’s Revenge.
Après examen complet des éléments, il est désormais possible d'affirmer qu’il s’agit bien là du navire de l’un des pirates les plus féroces et les plus hauts en couleur de l’histoire.
« Il n’y a pas eu UN moment de grande révélation », a expliqué Claire Aubel, coordinatrice des relations publiques des musées maritimes de Caroline du Nord. « Il y a eu une succession de découvertes et une déduction évidente, tirée des différents indices. »
Deux preuves essentielles comme l’envergure de l’épave ainsi que les nombreuses armes découvertes dans les décombres, ont permis d’ôter les doutes de l’équipe.
Selon Claire Aubel, on ne connaît aucun autre navire de cette taille qui naviguait dans la région à cette époque et seul un bateau pirate pouvait être à ce point armé.

LE BUTIN DÉCOUVERT SUR L'ÉPAVE MÈNE TOUT DROIT À BARBE NOIRE

En l’espace de quelques années, Barbe Noire a joui d’une infâme réputation, sévissant dans la mer des Caraïbes et au large des côtes de l’Amérique coloniale. Il a trouvé la mort en 1718, lors d’une bataille contre des navires britanniques dans la baie de Pamlico en Caroline du Nord.
Certains historiens le soupçonnent d'avoir délibérément fait couler le navire afin de s’emparer du précieux butin.
Depuis le début des fouilles en 1997, le trésor a permis aux archéologues de relier l’épave à Barbe Noire. Parmi les principaux artefacts découverts se trouvent :
- des poids d’apothicaire estampillés de minuscules fleurs de lys, symbole de la royauté française du 18e siècle. Le Queen Anne’s Revenge était à l’origine en effet un navire français, Le Concorde, dont Barbe Noire s’est emparé en 1717. Ce dernier a forcé le chirurgien du Concorde à rejoindre l’équipage des pirates : à cette époque, il est fort probable qu’un chirurgien ait possédé des poids d’apothicaire ;
- une petite quantité d’or découverte au milieu de plombs. Selon les archéologues, un membre d’équipage français pourrait avoir dissimulé de l’or dans un canon afin que les pirates de Barbe Noire ne le découvrent pas ;
- une cloche gravée de l’année 1705.

L’IDENTITÉ DU NAVIRE DE BARBE NOIRE NE FAISAIT AUCUN DOUTE

D’après Erik Goldstein, conservateur des arts et de la numismatique (l’étude des pièces de monnaie et billets de banque) auprès de la Colonial Williamsburg Foundation de Virginie, cette limitation de responsabilité quant à l’identification de l’épave était plus due au strict respect de l’examen scientifique qu’à de sérieux doutes sur l’identité du navire. Les archéologues étudiant l’épave ont toujours été certains de son identité.
Les autorités « ont juste pris des mesures de sécurité », a affirmé Erik Goldstein. « Au début d’une excavation, à moins de découvrir quelque chose tel qu’une cloche de navire dont le nom est gravé dessus, il faut un certain temps pour reconstituer le puzzle et rassembler toutes les preuves. C’était tout à fait responsable de procéder ainsi. »
« Deux raisons ont permis d’ôter les doutes officiels qui planaient sur l’identité de l’épave », a ajouté David Moore, conservateur en charge de l’archéologie sous-marine au musée maritime de Caroline du Nord situé à Beaufort.
D’une part, le musée a récemment lancé l’exposition intitulée « Le Queen Anne’s Revenge de Barbe Noire » qui regroupe de nombreux artefacts issus du navire. Si l’identité du navire n’avait pas été confirmée, les conservateurs auraient dû intituler l’exposition « Artefacts du supposé Queen Anne’s Revenge », a-t-il expliqué.
D’autre part, l’abandon des précautions officielles pourrait permettre au musée d’obtenir des financements privés et d’ainsi poursuivre les fouilles de l’épave, a ajouté le conservateur. L’État débloque certes des fonds mais les budgets amoindris pourraient bénéficier de l'apport financier de généreux mécènes.

Acidification des océans. L'Ifremer à la pointe - Brest


On évoque le réchauffement climatique, l'élévation du niveau et de la température de l'eau, mais moins souvent l'acidification de l'eau de mer. Des chercheurs brestois du Lemar mesurent les effets de cette acidification sur la physiologie des poissons et des coquillages. Leurs premiers résultats sont édifiants.

Encore un domaine de pointe à Brest ! Une dizaine de chercheurs de l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) et de l'UBO (Université de Bretagne occidentale) essayent d'en savoir plus sur les effets de l'acidification des océans sur les poissons (bars) et les coquillages (huîtres creuses).
Alors que le pH (potentiel hydrogène) de l'eau de mer continue de diminuer à l'échelle de la planète, les chercheurs du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) prévoient une accélération du phénomène d'ici 2100. Ils prédisent une acidification de l'ordre de quelques dixième de points, soit une diminution du pH relativement faible mais significative sur les organismes marins. D'où l'intérêt de mesurer précisément les effets de ce phénomène sur des organismes très sensibles à leur environnement.

Conséquences de l'adaptation

Les océans absorbent une certaine quantité du dioxyde de carbone (CO2) issu de l'activité humaine. Réchauffement et acidification restent intimement liés. Si le phénomène est général à l'échelle de la planète, il n'est pas parfaitement homogène puisque les mers fermées et les zones les plus proches des activités humaines et industrielles présentent des taux d'acidité plus importants. À Brest, l'Ifremer, qui pompe son eau de mer à l'entrée de la rade (60 m³ par jour pour alimenter ses nombreux bassins), la descente est également amorcée. Elle pourrait être de 0,3 point pour 2050 et de 0,3 point supplémentaire en 2100.
« Cette augmentation de l'acidité ne va pas décimer brutalement la flore marine », résume José-Luis Zambonino, directeur de recherches à L'Ifremer... Mais c'est important de voir comment les organismes marins s'adaptent à cette nouvelle donne. Les comportements et la reproduction notamment s'en trouveront-ils modifiés ? Les espèces sauront-elles s'adapter ? Et comment ?
À l'Ifremer, on emploie les grands moyens autour d'une expérience menée au long cours, démarrée il y a cinq ans et encore programmée pendant deux ans.
Des expériences sur des requins, des poissons tropicaux ou des coraux ont bien été menées à l'autre bout de la planète, mais l'étude de Plouzané, autour des bars et des huîtres, est bien une première mondiale. « Jamais des chercheurs n'ont été en mesure d'observer les modifications physiologiques de poissons soumis à des acidifications différentes sur une aussi longue période », confirme Guy Claireaux, spécialiste de la physiologie des poissons pour l'UBO et le Lemar (Laboratoire des sciences de l'environnement marin).

Larves plus petites

Au tout début de l'expérience, des oeufs de bar ont été immergés dans des bassins de températures et de pH variés (le 8,1 d'aujourd'hui, le 7,8 des estimations pour 2050 et le 7,6 de 2100). Dès le développement des larves, les chercheurs ont tenté de déceler les différences en fonction des pH reproduits. La première génération issue des bars élevés pendant plus de quatre ans dans une eau plus acide présente déjà des différences. Dans l'eau plus acide, les oeufs restent moins longtemps en surface. « La plupart se retrouvent au fond et éclosent quand même ». Gardent-ils les mêmes chances de survie ? Seront-ils plus vulnérables à la prédation ?
Après analyse au microscope, les larves de bars évoluant dans des eaux plus acides affichent des densités d'ossification visiblement plus importantes. Leur vitesse de nage ainsi que leur taille diminue dans un pH plus faible. Rattraperont-elles ce retard de croissance ?

Moins regroupés

Également visible à l'oeil nu, le comportement des poissons est différent dans une eau où l'acidité est plus forte. Très regroupés à 8,1 de pH, ils évoluent de manière largement plus espacée dans une eau plus acide (7,6). Ces différences de comportement joueront-ils sur les conditions de développement de l'espèce ? Les modifications physiologiques et les efforts pour s'adapter à cette eau plus acide et plus chaude auront-ils des conséquences sur l'espèce ?
Les observations continuent à Plouzané. L'arrivée des prochaines générations est attendue avec impatience. Ces résultats seront scrutés dans le monde entier.
en complément
Sept ans d'étude pour une première mondiale
Jamais une expérience aussi poussée n'a été menée sur une espèce à long cycle de vie, à fort intérêt commercial et pour un poisson situé aussi haut dans la chaîne tropique marine. L'Ifremer de Plouzané s'est lancé dans cet exigeant programme il y a cinq ans. Cinq années à élever des géniteurs (à partir de larves) qui viennent tout juste de produire leur toute première génération.
À la surveillance quotidienne (nourrissage, contrôle de la qualité de l'eau pompée dans la rade et maintien du pH exigé dans chaque bassin) se superposent des prélèvements et expériences diverses afin de comparer les physiologies des poissons évoluant dans des bassins de différentes acidités et températures, rechercher les déséquilibres et identifier les éventuelles modifications internes. L'incendie qui a touché une partie de laboratoire il y a quelques années a bien failli mettre un terme à l'expérience.
Le plus grand soin continue d'être porté à la centaine de géniteurs répartis dans différents bassins et aux 20.000 larves soumises à des températures et à des degrés d'acidité différents.
Huître en milieu acide : calcification ralentie
L'incidence de l'acidification de l'eau de mer sur les organismes calcifiants (coquillages, oursins, maërl, etc.), tous les organismes vivants qui produisent de la coquille, est connue depuis quelques années. Les spécialistes ont clairement établi qu'une eau de mer plus acide abaisse la capacité des coquillages à produire de la coquille. Cette dernière met plus de temps à se développer et est plus fragile. Sa croissance est plus lente et offre moins de résistance aux prédateurs éventuels.
Comme pour les poissons, une équipe du Lemar soumet à l'huître creuse une immersion dans une eau plus ou moins chargée en CO2. L'expérimentation a commencé en janvier dernier. Mais le cycle de vie plus court de l'huître, comparé à celle du bar, devrait permettre d'enchaîner rapidement l'observation de plusieurs générations évoluant dans des eaux à différents degrés d'acidité.
Comment les huîtres s'adaptent-elles à cette évolution du pH ? Quelles fonctions physiologiques se trouvent-elles modifiées ? « On démarre cette expérience passionnante », résume Fabrice Pernet, coordinateur du projet Huîtres-acidification à l'Ifremer. Le phénomène intéresse au premier chef les scientifiques et les ostréiculteurs. Et bien d'autres puisque tous les coquillages sont concernés par ce ralentissement de la calcification (taille et solidité) dans un contexte croissant d'acidification des océans.
Le phénomène peut-il autant concerner les palourdes, les praires et les coquilles Saint-Jacques ? Quelles stratégies d'adaptation les coquillages vont-ils mettre en place ? Faudra-t-il adapter leurs conditions d'élevage ?


Binic. Morue en Fête



Avis de Grand Frais
Avis de Grand Frais

Après le Portugal, ce sont les ports morutiers du nord de la France, Dieppe et Gravelines, qui sont mis à l’honneur de cette 21e édition. Vieux gréements, animations maritimes, expos, marché artisanal, déambulations et autres surprises attendent le public au détour des quais, quatre jours durant. Aperçu de ce que lui réserve la programmation musicale (plus de 20 concerts) et artistique.


Jeudi 10 mai

17 h 30, scène de l’avant-port : spectacle de la compagnie Contre courant « Entre terre et mer ».
Dès 17 h 30, scène de La Cloche : Halszka (post grunge), puis Hoa Quenn à 20 h 15 (dark blues), Chicken Diamond à 22 h 45 (blues-rock).
Dès 17 h 45, quai de Courcy : Fortune de Mer (chants de marins), puis Ferdinand et sa régulière à 20 h 45 (cabaret 30’s), Lagan à 23 h 15 (musique irlandaise).
19 h 30, L’Estran : repas-concert animé par le groupe de chants de marins Avis de Grand Frais (18 €).

Vendredi 11

14 h 30, quai Jean-Bart : Lady Flow présente Pianocéan.
Dès 17 h 30, scène de La Cloche : tremplin avec Ether (blues-rock, funk), Mériadec Gouriou/Rudy Blas à 20 h 15 (trad’rock expérimental), Tankus The Henge à 22 h 45 (rock, gipsy punk).
Dès 17 h 45, quai de Courcy : tremplin avec Ray Mond (britrock), Ukan à 20 h 45 (pop-rock bretonne) et Celtkilt à 23 h 15 (rock).
20 h 30, L’Estran : soirée trad’avec Fortune de Mer et invités.

Samedi 12

14 h 30, quai Jean-Bart : Lady Flow présente Pianocéan.
16 h, devant la capitainerie : présentation de la flottille et départ des bateaux pour la parade à 16 h 50 (retour vers 18 h 30).
16 h, L’Estran : dictée maritime de Grain d’pirate.?
Dès 17 h 30, scène de La Cloche : tremplin avec Ze Routse (ska-rock), Balbino Medellin à 20 h 15 (chanson rumba-rock) et Thierry Swahn à 22 h 45 (trio chanson rock-accordéon).
Dès 17 h 45, quai de Courcy : Winswept (gaellic music, vainqueur du tremplin 2017), Black Ouest à 20 h 45 (rock celtique) et Churchfitters à 23 h 15 (folk-rock irlandais).
20 h 30, L’Estran : fest-noz avec Zon’j, Bosher-Liorzou et les frères Bléjean (6 €).
Le traditionnel feu d’artifice sera tiré quai des Corsaires à la nuit tombée.

Dimanche 13

Dès 14 h 30, place Le Pommelec : fest-deiz avec initiation aux danses bretonnes.
14 h 30, quai Jean-Bart : Lady Flow présente Pianocéan.
15 h 30, scène de l’avant-port : spectacle de la compagnie Contre courant « Entre terre et mer ».
16 h 30, cabaret L’Estran : concert final avec Avis de Grand Frais.
Animations, jeudi de 11 h à 19 h, vendredi et samedi de 10 h à 19 h, dimanche de 10 h à 17 h (cette année, les animations permanentes sont essentiellement concentrées à l’avant-port : artisanat colombien, jouets en bois, escalade, théâtre de contes…). Marché artisanal de 10 h à 23 h 30. Concerts en soirée. Accès libre (6 € le fest-noz samedi).
https://www.la-morue-en-fete.com/

Un mort et cinq personnes sauvées en Finistère Nord


(Photo d’illustration Daniel Budinot/Le Télégramme)
(Photo d’illustration Daniel Budinot/Le Télégramme)

La forte houle présente en Finistère Nord a occasionné plusieurs accidents ce jeudi. Hélas, un plaisancier a péri à Brignogan et cinq personnes sont tombées à l’eau à Lampaul-Plouarzel et au large de Saint-Pabu. Elles ont pu être secourues à temps.

Un plaisancier normand décède à Brignogan.
L’accident le plus grave s’est produit ce jeudi matin vers 7 h 30, quand un vacancier normand de 56 ans est parti pêcher aux abords de la pointe de Beg ar Scaf, en baie de Brignogan (29). Il a été retrouvé sans vie, non loin de son embarcation retournée, un pêche-promenade. La visibilité était bonne mais la mer agitée, avec un vent de Nord-Ouest de 15 à 20 nœuds. L’alerte a été donnée à 9 h 30 par un témoin qui a vu le bateau retourné. Pompiers, SNSM, l’hélicoptère Dragon 29, suivi de l’hélicoptère Caïman, de la Marine nationale, ont été mobilisés. Le corps de ce vacancier, qui séjournait au camping de la Côte des Légendes avec sa famille, a été retrouvé vers 11 h 45. 
[Plus d’infos] Deux personnes emportées par les vagues à Lampaul-Plouarzel. Toujours à cause de la forte houle, deux personnes ont été emportées par une vague à Lampaul-Plouarzel (29). Vers 12 h 50, ce jeudi, au niveau de la cale de Porspaul, deux Lampaulais, l’un âgé de 76 ans et sa fille de 42 ans, se baladaient avec leur chien quand une vague a emporté l’animal. En tentant de le récupérer, ils ont tous les deux été emportés. Ils sont parvenus à s’accrocher à un bateau amarré. Arrivé en renfort, Un Lampaulais, marin d’État, a réussi à les faire monter à bord. Les deux personnes secourues ont ensuite été hospitalisées à Brest. Le chien a pu rejoindre la cale par ses propres moyens. [Plus d’infos]
Trois personnes à l’eau au large de Saint-Pabu. Autre évènement qui aurait pu finir en drame, au large de Saint-Pabu, cette fois : trois personnes qui avaient pris place à bord d’un pneumatique, sont tombées à l’eau ce jeudi soir, autour de 17 h 30, au large de Saint-Pabu (29). Les trois plaisanciers ont été récupérés sains et saufs par la SNSM de L’Aberwrac’h. [Plus d’infos]

«Intention», le film qui relance l'affaire du naufrage du Sewol en Corée du Sud


 
Intention est le nom d’un documentaire-choc qui fait un carton au box-office coréen, avec plus d’un demi-million d’entrées. Un record absolu pour un documentaire. Ce film rouvre le dossier toujours douloureux du Sewol, ferry dont le naufrage, il y a quatre ans, avait fait 304 morts, en majorité des lycéens.

Il s'agit d'un film-enquête. Ses auteurs, Kim Ji-yeong et Kim Ou-joon, démontrent preuves à l’appui que l’enquête officielle comporte de nombreuses incohérences. Selon eux, les données GPS du navire ont été manipulées. En s’appuyant sur d’autres données, ainsi que sur des vidéos récupérées quand le ferry a été renfloué, ils montrent qu’avant le naufrage, le Sewol a suivi une étrange trajectoire en zigzags, ponctuée de violents à coups. Leur conclusion, c’est que l’ancre du navire a été descendue à plusieurs reprises en pleine course, dans le but de provoquer ce virage très brusque - et inexpliqué - qui a fait chavirer le bateau.
Cela paraît complètement fou. Ce naufrage meurtrier aurait-il été intentionnel ? C’est la thèse du film. L’hypothèse d’une fraude à l’assurance qui aurait mal tourné a été évoquée. Mais les auteurs se gardent d’offrir une explication. Le producteur, Kim Ou-joon, un journaliste célèbre en Corée du Sud, raconte qu’il a juste voulu offrir les preuves qu’ils ont accumulées, dans le but de rouvrir l’enquête : « Notre film s’arrête là où les questions commencent. Si le navire a été coulé intentionnellement, alors qui l’a fait ? Pourquoi ? Qui a caché ces faits, et dans quel but ? C’est au gouvernement de mener cette enquête, pas à nous. »

→ À relire : Trente-six ans de prison pour le capitaine du Sewol
Les preuves apportées par le film sont troublantes, mais il est difficile de se prononcer. Certains évoqueront bien sûr la « théorie du complot ». Ce qui est en tout cas révélateur, c’est le succès du film ; quatre ans après le drame, l’impact du naufrage sur la psyché nationale reste immense. Il faut rappeler que tout un pays impuissant a vu ces enfants mourir sous ses yeux, en direct à la télévision. Le traumatisme est si violent que beaucoup refusent d’accepter les explications officielles. La tragédie a aussi provoqué une profonde remise en question des Coréens, de leur modèle socio-économique...
La remise en cause d’une « certaine idée de la modernité » (1) comme le souligne Kim Ou-joon : « Pour les Coréens, pour chacun d’entre nous, ce naufrage est un traumatisme. Il soulève une question fondamentale. Sommes-nous protégés par notre pays ? Nous avons perdu confiance entre notre propre communauté. » Son documentaire, dont le titre coréen est « Ce jour-là en mer », a été réalisé grâce au financement participatif de 16 000 donateurs. Un signe de plus de la fascination que le Sewol continue de susciter.


Sauvetage en mer : trois modules en ligne pour se former


 
 Quand vous entendez "sauveteurs en mer", vous pensez "Alerte à Malibu" ou "Coast guard" ? Dans la réalité, pas besoin d'un maillot de bain rouge ou du physique de Kevin Costner pour sauver des vies. En mer et sur les plages, les bénévoles de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), veillent 24h sur 24, tous les jours de l'année, prêts à risquer leur vie pour sauver celle des autres. Mais comme ils ne peuvent pas être partout, avant de glisser sur les vagues, surfez sur le web.
La célèbre association au drapeau orange propose en effet trois modules de formation sur le sauvetage en mer sur internet. A l'origine, les documents ont été rédigés pour servir de support à la formation des bénévoles de la SNSM. Mais ils peuvent constituer une base précieuse sur les techniques de premiers secours en mer pour le grand public. Chaque module, de 38 à 62 pages, est librement consultable et téléchargeable sur le site www.snsm.org.

Sauver des vies en se formant... ou en donnant

Le premier regroupe les manières de se déplacer à la nage pour effectuer un sauvetage en mer, avec du matériel (bouée de sauvetage ou plus spécifique, "rescue-tube", un pain de mousse qui sert d'aide à la flottaison). Le second se focalise sur les interventions assistées d'une planche de sauvetage (un paddle), et enfin le troisième détaille la manière de procéder lors d'une opération menée sur un canot pneumatique. Techniques, positions à adopter, gestes à éviter, victime consciente ou inconsciente... Tous les pans de chaque situation d'urgence dans l'élément liquide sont abordés, étape par étape, avec illustrations et explications.
Et pour aller plus loin, rappelons que la SNSM recherche en permanence pour accomplir sa mission vitale des bénévoles ainsi que des fonds pour les former et les équiper. Pour donner, rendez-vous sur don.snsm.org.

En mer, ces petites avaries qui peuvent dégénérer


 

La belle saison a commencé. Et sur le littoral, cela se voit. Le nombre de plaisanciers qui a pris la mer commence à grimper, autant que les opérations d’assistance pour cause d’avarie. C’est même un grand classique du retour sur les flots, qui incite le Crossmed à lancer un appel à la vigilance.

« Nous avons eu beaucoup d’avaries moteur en fin de journée ce vendredi, explique un officier de permanence au Cross, le centre qui organise les secours en mer. Avec le début de la saison, nous voyons régulièrement des pannes moteur, des pannes de batterie, des panne d’essence. »
Exemple au large du Cap Camarat ce vendredi après-midi, avec une vedette où cinq personnes avaient embarqué. À cause d’une avarie moteur, c’est une embarcation de la SNSM, société nationale de sauvetage en mer, qui est allé les chercher pour les remorquer en sécurité vers le port le plus proche. En l’occurrence, Cavalaire.
Le remorquage, ce n’est pas gratuit
Mais si le secours à la personne est bien sûr gratuit, le remorquage d’un bateau de plaisance ne l’est pas. « Nous avons parfois des plaisanciers qui ne savent pas s’ils sont assurés et qui ne veulent pas devoir payer », relate le Cross.
Puis, faute de trouver une solution par leurs propres moyens, les plaisanciers rappellent finalement à la rescousse. « L’important est de mettre les gens à l’abri avant la nuit. Mais cela peut aussi dégénérer, avec les gens qui s’affolent, qui dérivent ou ne savent pas se localiser », poursuit la femme officier.
En mer, la moindre avarie peut dégénérer et mobiliser d’importants moyens de sauvetage. Autre difficulté, le vent « collant » qui ramène près des côtes, avec le risque de percuter des récifs.
Ce vendredi encore, dans le golfe de Saint-Aygulf, une vedette de huit mètres a été ramenée au port Ferréol, grâce à l’entraide des gens de mer. Un autre plaisancier avait entendu le message d’alerte diffusé par le Cross. Et lui a prêté main-forte.
Alors avant de partir, vérifier moteur, batterie, plein d’essence et gilets de sauvetage. Même si la mer est belle.

Cap Océan, la vitrine brestoise du Campus mondial de la mer



Vue aérienne du Campus mondial de la mer, sur le site du Technopôle Brest-Iroise.
Vue aérienne du Campus mondial de la mer, sur le site du Technopôle Brest-Iroise. (Crédits : Panoramic Bretagne)
Avec l’inauguration de son bâtiment totem sur le site du Technopôle Brest-Iroise, le Campus mondial de la mer prend définitivement corps. Conçu comme un espace d’animation, de services et de valorisation des projets, Cap Océan jouera un rôle de "réseau des réseaux" pour rapprocher les acteurs scientifiques et ceux du développement économique lié à la croissance bleue. Fin 2019, un volet grand public, pendant technologique et technique du parc marin Océanopolis, ouvrira sur le site des Capucins.
Avec Cap Océan, le Campus mondial de la mer, de la recherche et de l'innovation maritime a définitivement levé l'ancre. Construit sur le site du Technopôle Brest-Iroise qui porte le projet et anime aussi la French Tech Brest Tech+, ce bâtiment totem a été inauguré mi-avril. Concrètement, il donne ainsi corps à ce réseau qui réunit des universités et écoles d'ingénieurs (UBO, IMT Atlantique, ENSTA..), des entreprises (Sabella, Naval Group, Thalès, CLS Brest...), des établissements de recherche nationaux, comme l'Ifremer qui installera son siège à Brest en 2019, et des collectivités territoriales.
Alors que la Bretagne s'affiche comme la première région pour la pêche, pour les sciences et technologies de la mer, et pour les biotechs marines, le Campus mondial de la mer, dont la première assemblée générale remonte au 22 mars dernier, a été créé dans l'optique de mieux valoriser les ressources bretonnes dans ces domaines. Point de ralliement d'une communauté scientifique, entrepreneuriale et industrielle, le campus rassemble 28.000 emplois en Finistère (700 chercheurs).
« Il a pour ambition de conforter la pointe de la Bretagne en tant que place mondiale de la croissance bleue, de l'étude et de la valorisation des océans et des mers. Au même titre que des villes comme Southampton, Tokyo ou San Diego », fait valoir Michel Gourtay, vice-président chargé de l'économie à Brest Métropole et président du Technopôle Brest-Iroise.
Pour aider à fédérer les acteurs scientifiques et économiques de cette communauté, le bâtiment totem Cap Océan jouera un rôle de "réseau des réseaux". Conçu comme un espace d'animation, de services et de valorisation des projets, il a aussi pour objet de développer la notoriété du Campus mondial de la mer au plan national et international. D'un budget de 3,7 millions d'euros, Cap Océan a été financé à hauteur de 1,3 million d'euros par la région Bretagne, 1 million par Brest métropole, 500.000 euros par l'État et 330.000 euros par le département du Finistère.
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François Cuillandre, président de Brest Métropole
[François Cuillandre, président de Brest Métropole, lors de l'inauguration de Cap Océan, en avril 2018. Photo : Damien Goret]
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Cap Océan
[Dans les bureaux du bâtiment totem de Cap Océan. Photo : Damien Goret]
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Un projet de territoire dont Brest est l'épicentre

« Cap Océan abrite des structures dédiées à l'innovation comme le pôle Mer Bretagne Atlantique (314 projets collaboratifs labellisés depuis 2005) et le Technopôle Brest-Iroise, dont une équipe dédiée assure l'animation », explique Michel Gourtay.
Et d'ajouter :
« L'institut de R&D France Energies Marines y a également trouvé sa place. L'ambition du Campus mondial de la mer a été impulsée par le Pacte d'avenir pour la Bretagne signé en décembre 2013, puis inscrite dans notre projet métropolitain et structurée dans le pacte d'innovation de Brest Métropole signé avec l'État en janvier 2017. C'est un vrai projet de territoire ayant Brest pour centre névralgique, mais qui s'étend de Roscoff (station biologique) à Lorient. »
Via l'équipe de Cap Océan, le campus propose une offre de services répondant à cinq missions. Outre l'observation et la veille, il s'agit aussi de contribuer à la création de synergies et à l'émergence de projets, de favoriser l'accueil des chercheurs, des actifs et des porteurs de projets, de permettre de partager les savoirs sur les sciences et technologies de la mer, et enfin de promouvoir et de faire rayonner la communauté.
Plusieurs actions ont ainsi déjà été engagées. Un observatoire des sciences et technologies de la mer, fondé sur une cartographie de la communauté Campus mondial de la mer et des éléments factuels pour mieux se situer à l'échelle nationale et internationale est en développement, de même que la mise en place d'une plate-forme collaborative recherche-entreprise dont le bureau se trouvera au pôle numérique Brest-Iroise.
« Nous développons aussi une plate-forme d'usage partagé des infrastructures et des projets de recherche. En octobre prochain, Brest accueillera la 11e édition de la Sea Tech Week, la semaine internationale des sciences et technologies de la mer, puis en novembre les Assises nationales de l'économie de la mer », ajoute Michel Gourtay.

Double volet grand public aux Capucins et à Océanopolis

Au-delà du partage des savoirs et des synergies mises en oeuvre par les acteurs de l'économie bleue, et de l'accueil d'événements phares, le Campus mondial de la mer disposera aussi d'une vitrine grand public (budget 9 millions d'euros), destinée à renforcer l'offre culturelle du territoire à destination des habitants et des touristes.
Projet phare du Pacte métropolitain d'innovation, un Pôle des excellences maritimes ouvrira ainsi en décembre 2019 sur le site des Ateliers des Capucins à Brest. Pendant technique et technologique d'Océanopolis, le parc marin dédié au monde du vivant, cet espace muséographique de 1.400 m² donnera à voir et à comprendre les avancées qui ont jalonné l'histoire de la recherche et de l'innovation maritime (ressources, navire du futur...). Il sera tourné vers l'innovation et le numérique, et proposera notamment des outils de médiation reposant sur des dispositifs interactifs et immersifs (réalité augmentée). Cet espace de culture scientifique aura pour porte d'entrée une dimension historique liée au passé naval de Brest et des Ateliers, puisqu'il accueillera le canot de l'Empereur, mis à disposition par le Musée national de la marine à partir de fin 2018.
Ce volet grand public sera aussi composé d'un Oceanolab, espace dédié à l'expérimentation en écologie marine, et installé à partir de Pâques 2018 à Océanopolis.
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Par Pascale Paoli-Lebailly,correspondante pour La Tribune en Bretagne

Un navire britannique ultramoderne au prix salé défaillant dès sa mise en service


Plus de 100 défaillances techniques ont été détectées sur le navire de patrouille de la Marine britannique Forth seulement quelques jours après sa mise en service, écrit le quotidien Daily Express, soulignant que la construction de ce navire a coûté au budget britannique quelque 395 millions d’euros.
Forth, un bâtiment géant, l'un des cinq nouveaux navires de patrouille côtiers construits par la société BAE Systems, a fait l'objet d'une inspection interne qui a permis de découvrir une énorme quantité de défauts quelques jours après son entrée en service dans la Marine britannique, écrit le quotidien britannique

Les résultats de l'inspection ont montré que ce navire ultramoderne, dont la construction a coûté au gouvernement britannique quelque 348 millions de livres (environ 395 millions d'euros) n'est pas prêt à exercer ses fonctions. Ainsi, plus de 100 défaillances techniques, nécessitant des travaux de réparation, ont été détectées. Les problèmes affectent les systèmes électroniques, les calages avec boulons, etc.
«Nous soutenons activement la Royal Navy pour résoudre les problèmes liés au nombre limité de boulons de fixation et au système électrique du HMS Forth […] Nous nous engageons à livrer des équipements répondant à des normes de sécurité et de qualité rigoureuses», a déclaré le porte-parole de BAE.
Pour l'heure, le navire reste amarré à Portsmouth, où des réparations sont en cours. Celles-ci ne devraient pas retarder les futurs déploiements de Forth. Les travaux sur le navire devraient être terminés dans deux semaines.

Vilaine en fête. Plus de 130 bateaux de Pénestin à Redon


actu.fr

 À l'occasion de Vilaine en fête, plus de 130 bateaux de caractère paraderont sur la Vilaine jusqu'au 13 mai. Une navigation ponctuée d'animations au fil des étapes.


La flottille est arrivée hier soir à Camoël (©L’echo de la presqu’île)
Depuis mai 2015, l’association Vilaine en fête organise tous les deux ans une parade de Pénestin à Redon. Pour cette édition 2018, de 130 à 140 bateaux de caractère et vieux gréements déambuleront sur la Vilaine. Plus de 500 femmes et hommes d’équipage participeront à ce rassemblement. Ces bateaux d’exception feront escale dans les ports de Pénestin, Camoël-Arzal, La Roche-Bernard, Foleux (côté Béganne) et Folleux (côté Nivillac), Saint-Dolay (Pont de Cran) et Redon.

Animations gratuites

Tout au long du parcours, de nombreuses animations gratuites seront proposées, avec cette année quelques nouveautés. Pour la première fois, les festivités ont commencé au Croisic samedi 5 mai. Une flottille de quatre-cinq bateaux, dont le Kurun, a refait la route du sel, qui était empruntée par des moines au IXe siècle. Ces derniers avaient acquis une vingtaine de salines de Guérande et utilisaient la Vilaine pour le transport du sel. Ils remonteront ensuite la Vilaine jusqu’à Redon avec de vrais faux moines qui débarqueront le sel.
La deuxième nouveauté est la création d’un concours de chansons de mer (et non de marins !), afin de mettre en valeur le patrimoine traditionnel. Un jury composé de personnalités représentatives des communes avisera. La finale aura lieu à La Roche-Bernard le samedi 12 mai.
La flottille est arrivée hier soir à Camoël (©L’echo de la Presqu’île)

Trois monuments historiques

Parmi la flottille, le public pourra admirer quatre bateaux classés au titre des Monuments historiques, les Vezon et Vétille les deux plus anciens voiliers français naviguant toujours ; le Va pas trop vite, bateau de pêche à voile et à coque bois construit en 1934 et le Swastika, bateau de plaisance anglais de 1908.
Il sera par ailleurs possible d’embarquer tous les jours sur le Bora Bora, un caïque turc de 29 m, entièrement restauré pendant près de trois ans sur le port de La Turballe, dans la pure tradition bretonne et sécurisé pour les navigations hauturières.
Sur terre, les visiteurs pourront profiter de nombreuses animations gratuites : théâtre de rue, reconstitutions de combats, concours de chants de mer, concerts, expositions, performances… Cette fête maritime majeure portée par l’association Vilaine en Fête se terminera en beauté dans la petite cité de caractère de La Roche-Bernard, avec une parade nocturne et un feu d’artifice sur la Vilaine.
Renseignements pour les croisières sur le Bora Bora sur www.terre-en mer-croisières.org et au 07 88 70 32 96 -contact@terre-mer.org. Renseignements Vilaine en fête à Tourisme Arc Sud Bretagne au 02 99 90 67 98 ou sur http://vilaineenfete.fr
Mardi 8 mai. De 10 h à 11 h et de 16 h à 17 h, animations à l’écluse d’Arzal. À 12 h, concert de Tapagwen à Tréhiguier. À partir de 18 h, arrivée des bateaux à La Roche-Bernard avec accueil musical. En off, des concerts aux terrasses de cafés places du Bouffay, Duguesclin et sur le Quai de la Douane. Le musée de la Vilaine Maritime sera ouvert en nocturne de 18 h à 22 h (entrée gratuite) et son exposition sur les ponts et la vie rurale.
Mercredi 9 mai. Départ des bateaux à 10 h avec un passage à 12 h du pont de Cran. À 14 h 30, animations et déambulation en centre-ville de Redon. À 17 h, arrivée des bateaux à la Croix des Marins pour le déchargement du sel. Animations toute la soirée.
Jeudi 10 mai. À 10 h, départ des bateaux avec une halte au pont de Cran à 12 h avec animations. À 17 h, arrivée des bateaux à Béganne. À 18 h, « soirée des 2 rives », aux ports de Foleux et Folleux, côté Nivillac et Béganne avec des concerts de chorales Quai de l’Oust, Didnadenn, Gan Ainm, Ar Vag et Boutovent et petit marché.
Vendredi 11 mai, départ à 11 h. Halte à la Ville Aubin à Nivillac avec ancrage en forme de marguerite visible de la passerelle piétonnière sous le pont du Morbihan. Arrivée des bateaux à Arzal à 16 h 30. Concerts des Kas Digas et Kastelodenn à partir de 19 h 30.
Samedi 12 mai. À 11 h, départ des bateaux sous voile d’Arzal à La Roche-Bernard. À partir de 15 h, animations, expositions autour de la mer, groupes musicaux. Animation jeune public. Fin du Concours chants de mer. À partir de 17 h 30, concerts Babord/Tribord et les Mâls de mer. À 23 h 30, parade nocturne avec feu d’artifice sur la Vilaine. Dj jusqu’au bout de la nuit.
Dimanche 13 mai. À La Roche-Bernard, de 10 h à 18 h exposition de maquettes de bateaux et bateaux en bouteille salle Richelieu, exposition de peinture et performances d’artistes peintres. Scène ouverte pour musiciens amateurs. Départ des bateaux dans l’après-midi.

Marion-Dufresne. «Ce bateau, c'est un sas»


  • <span class="Htexte_gras">1.</span> De ce fabuleux voyage, le photographe...1. De ce fabuleux voyage, le photographe Benoît Stichelbaut a sélectionné quelque 800 clichés. 2. Pierre-François Bonneau, qui signera les textes de ce livre, est prêt à retourner aux TAAF. 3. Impressionnant cliché de l'une des tempêtes que les deux Concarnois ont vécues à bord du Marion Dufresne, entre Crozet et Kerguelen. (Photos : Benoît Stichelbaut et Pierre-François Bonneau)

Benoît Stichelbaut et Pierre-François Bonneau viennent d'achever un embarquement d'un mois sur le Marion-Dufresne. À bord du ravitailleur des terres australes comme sur les îles, le photographe et le rédacteur ont découvert un autre monde. Récit.

Ils ont retrouvé la terre concarnoise le 27 avril dernier mais ont encore la tête dans les terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Pierre-François Bonneau et Benoît Stichelbaut ont séjourné durant quatre semaines à bord du Marion-Dufresne, le mythique ravitailleur auquel ils consacrent un livre à paraître d'ici la fin de l'année.
Les deux hommes ont embarqué le 27 mars à La Réunion, avec 120 autres personnes, dont une cinquantaine de membres d'équipage. « Au départ, on a eu un vrai temps de curé mais ça n'a pas duré », raconte Pierre-François, le rédacteur. Durant cet embarquement, ils vont connaître le déchaînement des mers australes. « Entre Crozet et les Kerguelen, on a vécu la tempête avec des creux de 10 à 12 m », renchérit Benoît, le photographe, qui a conservé de ce séjour une sélection de 800 clichés.

Une galerie de portraits

Une partie de ces photos va illustrer ce livre en forme de carnet de bord entrecoupé de portraits. L'équipage, les passagers militaires ou scientifiques de ce bateau de travail ont largement donné matière. Certains de ces portraits avaient été calés avant de larguer les amarres, les officiers de la passerelle par exemple ou encore le chef mécanicien, le seul à vivre en dessous du niveau de la mer, situation très enviable les jours de tempête. En raison de leur statut de passagers spéciaux, les deux Concarnois ont vu toutes les portes ou presque leur être ouvertes. « On avait un petit côté privilégié par rapport à ça », reconnaissent-ils.
D'autres portraits se sont rajoutés opportunément, après des rencontres à bord, comme celle avec ces deux artistes, l'une graphiste l'autre concepteur de films d'animation, en résidence sur l'une des îles des TAAF.
Ces sols insulaires, Benoît Stichelbaut et Pierre-François Bonneau ont eu la chance de les fouler. « Au Crozet ou à Amsterdam, ce sont de toutes petites communautés, uniquement des gens de passage, ça met une mesure à l'éloignement », analyse le photographe, dont le seul regret est de ne pas avoir pu concrétiser tout ce qu'il avait imaginé pour son reportage, notamment l'utilisation de drone.

S'adapter en permanence à la météo

La faute à une météo face à laquelle la capacité d'adaptation doit être une qualité première. « Sur place, c'est un vent permanent de 30 à 35 noeuds. Dès qu'il y avait une éclaircie, il fallait y aller. Ce qui donnait quelque chose de sublime mais c'était frustrant parce que tout pouvait changer en un instant », explique-t-il.
Une frustration finalement vite oubliée au regard de ce qu'ils ont vu et vécu durant ces quatre semaines. « Le Marion-Dufresne est loin d'un bateau d'agrément, c'est un sas. Là-bas, le rapport temps avec le bateau est absolu. Quand il arrive et qu'il débarque ses passagers, c'est comme une invasion », décrit Pierre-François, qui pourrait s'exprimer des heures durant sur cette expérience inoubliable. A-t-il envie d'y retourner ? « Bien sûr que oui, même si ce n'est pas un territoire qu'on peut s'approprier, on ne peut être que de passage », souligne le rédacteur.
Cet ouvrage sur le Marion-Dufresne devrait paraître d'ici la fin de l'année, aux Éditions du Chêne. « Manifestement, les terres australes comptent beaucoup sur ce livre », s'enthousiasment les deux Concarnois.

Carénage sauvage, produits interdits. Le littoral sous surveillance renforcée



Les plaisanciers sont donc invités à utiliser les cales de carénage équipées des ports de plaisance.
Les plaisanciers sont donc invités à utiliser les cales de carénage équipées des ports de plaisance.

Alors que la saison des carénages est ouverte, la préfecture du Finistère, vient de faire un rappel des règles pour éviter ou au moins limiter toute pollution. Car chaque année ce sont quelques centaines de tonnes de produits toxiques qui sont utilisées pour redonner leurs qualités nautiques aux bateaux.

« Il n’y a pas d’interdiction de carénage dans les textes, constate Pascal Lelarge, préfet. L’encadrement réglementaire a été construit localement par étapes pour aboutir à une réponse cohérente ». Il résulte aussi de dispositions législatives plus larges qui interdisent toute action de pollution.

Carénages sauvages interdits

Pour protéger le milieu, une réglementation s’est mise en place. Le carénage sauvage sur les grèves a d’abord été interdit dans les zones de mouillage réglementées. Puis les interdictions se sont étendues à quasiment l’ensemble du littoral dans le cadre des SAGE (Schéma d’aménagement et de gestion des eaux) de l’Elorn, Baie de Douarnenez, Ouest et Sud Cornouaille, Odet, Léon-Trégor. Les plaisanciers sont donc invités à utiliser les cales de carénage équipées des ports de plaisance. Et quand ceux-ci n’en disposent pas, la préfecture leur mettra la pression pour qu’ils adaptent leurs outils. Ils pourront par exemple faire appel à CarenEcolo, l’entreprise briécoise spécialisée dans le carénage mobile. « Nous allons renforcer les contrôles sur les carénages sauvages et l’utilisation des produits interdits », avertit le préfet.

Un trafic de produits antifouling

Pour le Finistère, l’enjeu est majeur pour la préservation de l’environnement. « Ce sont 84 000 immatriculations de bateau de plaisance (voiliers et bateaux à moteur) en 2017, rappelle le préfet (+ 8,7 % depuis 2010). Il y a 29 000 points de mouillage le long des 1 400 km de côte. On peut estimer que chaque année plusieurs centaines de tonnes de produits du genre antifouling sont utilisées ». « Les produits les plus toxiques comme le TBT ont été progressivement interdits, continue Pascal Lelarge. Mais des traces récentes ont été trouvées, ce qui montre qu’il y a toujours un trafic de ce type d’antifouling. Par ailleurs les produits actuellement autorisés restent chargés en métaux lourds : cadmium, plomb, mercure ».

La Janine. Le propriétaire lance un SOS - Douarnenez



Son statut de Monument historique excluant tout projet de destruction, ce bateau n'a d'autre avenir qu'un sauvetage par des passionnés, prêts à reprendre le flambeau de l'actuel propriétaire.
Son statut de Monument historique excluant tout projet de destruction, ce bateau n'a d'autre avenir qu'un sauvetage par des passionnés, prêts à reprendre le flambeau de l'actuel propriétaire.

La Janine est un trésor national, échoué dans les herbes folles depuis près de sept ans à Pouldavid, à Douarnenez. Thierry Henriot, son propriétaire, nous raconte son histoire. Celle d'une passion qui vire au naufrage.

Le ton est posé mais la voix est lasse. Thierry Henriot ne s'en cache pas : dans cette histoire, il se sent terriblement seul aujourd'hui. Et pourtant, au départ, c'est une belle aventure collective qui a amené ce Champenois à s'engager dans le sauvetage de La Janine, le dernier représentant de l'épopée langoustière de Camaret (lire ci-dessous).
« Tout a commencé en 1996 avec le Défi des jeunes marins, proposé à l'échelle nationale par la revue "Le Chasse-Marée". J'étais président d'une maison de jeunes proche de grands lacs, à Troyes (10), en Champagne, et nous nous sommes lancés dans la construction de deux yoles de Bantry. »
Une porte ouverte sur la sauvegarde du patrimoine maritime, alors en plein essor sur le littoral breton. Happés par cet engouement collectif, Thierry Henriot et ses amis champenois se retrouvent à écumer les rassemblements de vieux gréements et à y sympathiser avec des passionnés. « À notre tour, on a voulu participer à ce mouvement de sauvegarde. En 2003, on a créé notre association, Les Bateaux d'Ulysse, et j'en ai pris la présidence. On a commencé à chercher un bateau. On est allés en voir plusieurs quand on a entendu parler de La Janine, cette icône de Camaret. Si on devait en sauver un, ça serait celui-là. »

Classé Monument historique en 2010

Abandonné dans le port de Camaret suite à la faillite de son dernier patron, le bateau de pêche se dégradait. En juin 2004, pour une somme modique, il devient propriété de l'association et est gruté sur le sillon de Camaret pour y recevoir les premiers soins. Avec l'aide technique de Yann Mauffret, patron des chantiers navals du Guip (Brest), l'association propose le bateau à l'inventaire des Monuments historiques, avec un projet de seconde vie sur l'eau, culturelle celle-là.
En mars 2010, La Janine reçoit la reconnaissance suprême : elle est classée Monument historique. Un statut qui lui garantit un soutien public, à hauteur de 60 % du budget nécessaire à sa restauration et à son aménagement dans les règles de l'art (environ 700.000 € à l'époque, selon Thierry Henriot). À charge pour Les Bateaux d'Ulysse de trouver les 40 % restant.
« Nous n'étions pas sur place, l'éloignement nous a fait faire des erreurs », convient aujourd'hui Thierry Henriot, égrainant les écueils. Les élus camarétois, qui ne veulent plus voir cette épave sur le sillon ; les mécènes, qui se font rares ; les membres de l'association qui prennent le large... « Moi-même, j'avais des problèmes personnels et tout s'est un peu éloigné. » Et un jour d'octobre 2011, le bateau a atterri sur la cale Tanguy...
en complément
« Franchement, il mérite un meilleur sort »
En 2011, suite à un appel d'offres, le chantier naval Tanguy, spécialiste du bateau en bois, emporte le marché de restauration de La Janine. Charge aux Bateaux d'Ulysse de boucler le financement. Ce marché comprend la manutention et l'acheminement de Camaret à Douarnenez. Un tiers de la facture de cette étape est réglé par l'association, une fois le bateau arrivé à Pouldavid. Puis, plus rien.
« Le contrat a été signé mais n'a pas été honoré », déplore Yves Tanguy, bien placé pour savoir qu'il est de plus en plus difficile de trouver des financements pour la restauration des bateaux classés. « C'est un statut à la fois bénéfique et contraignant. Mais je ne vois pas l'État déclasser ce bateau. Ça serait renier un choix pertinent. Ce bateau, c'est ce qui se faisait de mieux à l'époque et il a navigué selon les critères de neuvage, c'est-à-dire qu'il n'a subi aucune transformation depuis sa construction. Son état est stabilisé. Franchement, il mérite un meilleur sort ».

« Un trésor national »


À la Ville, techniciens et élus sont démunis. Ce bateau occupe l'espace public et personne ne s'acquitte de la taxe afférente. L'association Les Bateaux d'Ulysse est aujourd'hui une coquille vide.
Christine Jablonski, en charge de ce dossier au service régional des Monuments historiques, rappelle que ce bateau bénéficie de la plus forte protection de l'État. « C'est un trésor national, avec interdiction de sortie du territoire. Son propriétaire est responsable de sa conservation et nous sommes là pour l'aider financièrement, techniquement. S'il veut le céder, celui qui le prendra aura la même responsabilité. »
Tous ces interlocuteurs convergent vers le même constat : le seul en mesure de sortir La Janine de l'impasse, c'est Thierry Henriot. Mais à 63 ans, ce dernier l'avoue : « Je n'ai ni les moyens, ni l'énergie de faire face seul. La solution honorable pour tout le monde serait que je trouve quelqu'un dans le Finistère pour reprendre le projet. Je suis prêt à céder le bateau pour rien, avec tout le travail de collectage que nous avons effectué. Il y a un livre, un film avec des témoignages des femmes des marins... Ce bateau a une âme, de belles choses à transmettre. »
Pour contacter Thierry Henriot, s'adresser par mail au Télégramme à Douarnenez, qui transmettra (douarnenez@letelegramme.fr).
Le dernier grand langoustier en bois à vivier ouvert Construit par le chantier naval Keraudren, à Camaret, ce caseyeur de 19,50 m a été mis à l'eau fin 1956. Baptisé du prénom de la femme d'André Menesguen, son premier patron, il a pratiqué la pêche à la langouste au Maroc et au Portugal, puis la pêche au crabe jusqu'en 2003. Avec son vivier ouvert de 40 m³, il est aujourd'hui le dernier représentant des grands langoustiers camarétois de ce type. Toutes les informations sur La Janine et de nombreuses photos du bateau en pêche sur : www.bateaux-de-camaret.com. Photo DR.



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