Semaine du Golfe 2011: Les plus belles images de la Grande Parade

Littoral bande annonce du 17 mars



Littoral en Côte d'Armor... A Plougrescant, Pascal est revenu sur la terre de ses vacances d'enfant pour naviguer sur la Marie-Georgette et semer des palourdes. A Plestin les grèves, des cavaliers et des chevaux se retrouvent une fois l'an pour galoper sur la plage à marée basse.

Cure de jouvence pour La Grande Hermine


Le voilier école fêtera ses 80 ans. Le chantier du Guip confirme ses contrats avec la Marine nationale.

L'élévateur du Moulin-Blanc a sortie La Grande Hermine de l'eau vendredi matin sous quelques flocons de neige. Le voilier du Groupe des écoles du Poulmic a rejoint le quai Malbert dans l'après-midi par la route. « Avec les charpentiers du chantier du Guip, et les techniciens de la société Navtis, l'entretien du voilier va durer jusqu'au 4 mai, précise Bruno Potin, coordinateur des voiliers au sein du Service de soutien de la flotte (SSF) de Brest. Cela comprendra notamment le changement du grand mât et de l'étrave, la révision de tout le système de propulsion, avec le changement du moteur, la ligne d'arbre, l'hélice. Le voilier bénéficiera aussi d'un jeu de voiles neuf. »

La Grande Hermine, commandée par le premier-maître Thierry Liboutin, fêtera ses 80 ans début juillet à Saint-Malo. Le yawl à gréement aurique embarquera des anciens élèves de la Marine marchande. Un clin d'oeil à son passé. Construit en 1931 au chantier Fidèle de Marseille, il s'appelait alors La route est belle, propriété du chanteur André Baugé. Racheté en 1937, il devient Ménestrel. En 1959, l'Ecole nationale de la marine marchande de Saint-Malo l'acquiert et le baptise La Grande Hermine, du nom de plusieurs navires de Jacques Cartier. En 1963, il est racheté par la Marine nationale. La Grande Hermine est basée depuis à Brest.

Après un premier contrat de trois ans de Maintien en condition opérationnelle (MCO), des quatre voiliers de la Marine nationale (Etoile, Belle Poule, Mutin, La Grande Hermine), le Guip a décroché fin octobre un renouvellement de celui-ci pour quatre ans. Le contrat prévoit aussi l'entretien de huit embarcations de 15 à 20 mètres de la base navale.

Douarnenez. Le bateau Anna Rosa scanné de A à Z


A Douarnenez (Finistère), l’Anna Rosa, caboteur de 1892, a été numérisé de A à Z par les chercheurs du Port-musée. Un travail étonnant au moyen d’un scanner 3D pour mémoriser chaque détail de l’histoire de sa construction.

L’Anna Rosa a été acquis par la ville de Douarnenez en 1991. Cette galéasse norvégienne de 28 mètres de long est restée longtemps livrée au sel et au vent. Puis le Port-musée a entrepris de le restaurer. La fin du chantier est programmée pour l’hiver 2015.

En attendant, elle a été passée au scanner, cette semaine. Numérisée de A à Z grâce à une technologie révolutionnaire pour livrer ses secrets. « L’Anna Rosa amenait la rogue, les œufs de morue, aux chaloupes de Douarnenez qui s’en servait comme appât pour pêcher la sardine, raconte Laurent Perherin, chargé de la conservation et de la restauration au Port-musée. C’est un bateau exceptionnel. L’assemblage n’est fait qu’avec des pieux de bois. »

La numérisation en 3 D permet de garder en mémoire toute l’histoire de la construction du bateau. « Le scanner fournit des informations bien plus précises qu’un plan, insiste Kelig-Yann Cotto, directeur du Port-musée. Nous obtenons un relevé d’architecture extrêmement précis. »

Comment scanner une masse pareille ? Avec un petit bijou nommé Faro Focus 3D, un scanner 3D qui ressemble à un appareil photo niché sur un trépied. « Il envoie des rayons lasers et créé un nuage de millions de points sur l’objet à scanner », détaille Laurent Perherin. Les points sont traités par un logiciel sur un ordinateur. L’image qui apparaît sur l’écran est la reproduction numérique exacte, au millimètre près, de l’Anna Rosa. Mais bien plus qu’une photo, on peut tourner autour du bateau, entrer à l’intérieur, zoomer sur les détails…

Source OuestFrance






La renaissance de l'Hermione


À une demi-heure de route du pont de l'île de Ré, se produit un miracle. Depuis quinze ans, des passionnés travaillent à la construction d'une réplique de l'Hermione, une frégate du XVIIIe siècle sur laquelle La Fayette navigua vers les États-Unis. En juillet prochain, une première mise en eau aura lieu. Mais le chantier ne sera pas achevé avant 2014. Le compte à rebours est lancé. Visite dans les coulisses de l'Hermione.

Au XVIIIe siècle, il avait fallu 300 hommes et six mois pour construire l’Hermione. Trois siècles plus tard, les temps… et les effectifs ont changé. Au début des années 1990, l’association Hermione-La Fayette voyait le jour avec un projet fou en tête : la reconstruction d’un navire créé par l’arsenal de Rochefort. Après cinq années à faire des recherches historiques et convaincre les partenaires publics et privés, le projet pouvait être lancé. En 1997, la première pièce du navire était posée. Le chantier devrait s’achever en 2015, soit dix-huit ans après. Au total, une vingtaine d’hommes et de femmes y travaillent en permanence depuis le début, et l’association estime à une centaine le nombre d’emplois induits par le chantier. Certes, l’aboutissement de cette formidable aventure reste la traversée de l’­Atlantique vers les États-Unis, suivant la route empruntée par La Fayette en 1780, lorsqu’il était mandaté par le roi de France pour soutenir l’Indépendance des Américains. Mais, ces quinze années de chantier resteront, sans doute, l’étape la plus importante de ce pari insensé.
D’ici quelques mois, le 6 juillet prochain, la coque de l’Hermione sera mise à l’eau pour la première fois. Cette étape, bien que cruciale, ne marque pas la fin du chantier pour autant. Le navire regagnera la forme Napoléon III, juste à côté de celle qui l’abrite depuis le début, pour les opérations à venir (voiles, gréement, mâture). Plus de deux ans seront encore nécessaires pour achever la reconstruction de l’Hermione, entraîner le futur équipage constitué de 70 personnes (parmi ­lesquels 25 professionnels qui encadreront les stagiaires). À l’origine, 318 hommes naviguaient à bord de l’Hermione.


Du pont supérieur à la cale


Depuis ses débuts, l’association Hermione-La Fayette a à cœur de faire participer le grand public à cette aventure. Ainsi, le chantier est ouvert à la visite. Aujourd’hui, deux types de parcours s’offrent aux visiteurs : la visite libre, qui permet de faire le tour de l’extérieur de la coque, et la visite guidée qui offre la possibilité de pénétrer dans le navire. Nous ne saurions que trop vous conseiller d’opter pour la seconde option (1). En effet, en posant le pied sur le pont, vous aurez la sensation d’être un privilégié, pour ne pas dire un pionnier. Votre guide du jour vous conduira successivement dans le “ventre” du navire, du pont supérieur au pont de batterie où l’on voit l’emplacement des canons, puis l’espace où les marins dormaient. Le plafond y est bas afin d’optimiser l’espace au maximum. Et, enfin, dernière étape, la cale où étaient entreposées les vivres, les voiles et la poudre des canons.
L’extérieur de la coque est aussi impressionnant que l’intérieur, avec un lion magistral en figure de proue, posé en novembre dernier, et le tableau arrière sur lequel on peut lire le nom du navire et son blason. Les couleurs, elles aussi, attirent l’œil. Ce sont les mêmes que sur la première Hermione. Autour du chantier, les ateliers sont également ouverts au regard du public. Il y voit les différents corps de métiers travailler, de la voilière aux forgerons en passant par les gréeurs, les charpentiers… Des gens passionnés et passionnants, très attachés au chantier, dont certains y ­travaillent depuis le début.


À la recherche de mécènes


Depuis son ouverture au public, le chantier a attiré plus de 3 millions de personnes, avec une moyenne de 250 000 visiteurs par an (plus de 270 000 en 2011). Ils viennent principalement de la région Poitou-Charentes, mais aussi de région parisienne, voire même, de l’étranger. Les scolaires ne sont pas en reste avec environ 20 000 écoliers accueillis chaque année. Les enfants disposent d’ailleurs d’un parcours qui leur est dédié.
Ces visites sont la principale source de revenus de l’association Hermione-La Fayette pour financer le chantier. D’autres soutiens existent, comme l’adhésion à l’association (qui compte déjà plus de 6 000 membres), les dons (déductibles des impôts), ainsi que la participation à l’opération “Votre nom pour l’Hermione”. Moyennant un minimum de 10 €, votre nom sera inscrit sur la voile de pavillon du navire. Une façon de voir son patronyme entrer dans la postérité en quelque sorte. L’opération a déjà séduit 6 000 signataires.
Ces contributions sont essentielles pour mener le projet à son terme. À l’heure actuelle, il manque 1,4 million d’euros pour achever le chantier (sans compter le voyage et le séjour aux États-Unis). Et, dans cette démarche, nos cousins d’Amérique sont, eux aussi, appelés à la rescousse. Une fondation, baptisée Friends of Hermione La Fayette in America, a été créée. Présidée par Howard Leach, ancien ambassadeur des États-Unis à Paris, basée à New York, cette organisation a pour but de fédérer des réseaux de soutien outre-Atlantique (le projet Hermione prévoit également la mise en place d’une mission culturelle franco-américaine), et de lever des fonds afin d’assurer le financement. En attendant de voir, un jour, le pavillon de l’Hermione battre au large de Boston…

Source LePhareDeRé

Site de L'Hermione

Merci d'aider 15marins

Je contribue à maintenir ce site en vie. Donate to keep this site alive.
Cliquez sur les photos pour les agrandir et pour les télécharger. Click on pictures to enlarge and for download.