La plupart des "30" de Greenpeace relâchés




Presque tous les membres de l'équipage de l'Arctic-Sunrise, navire de Greenpeace arraisonné en septembre en Russie, étaient sortis de prison sous caution vendredi 22 novembre, mais la justice internationale a réclamé qu'ils puissent aussi quitter le pays. La diplomatie russe s'est empressée de déclarer qu'elle ne reconnaissait pas la compétence du Tribunal international du droit de la mer, qui a émis cette demande.

En fin de journée, 29 des 30 membres de l'équipage du navire, dont son capitaine, étaient sortis de prison, bénéficiant d'une libération sous caution après plus de deux mois de détention provisoire en Russie.

Le Tribunal de la mer, une juridiction des Nations unies compétente pour régler les litiges maritimes internationaux, sise à Hambourg, avait été saisi par les Pays-Bas. La diplomatie russe a d'ores et déjà déclaré que Moscou, qui a boycotté le procès, ne reconnaissait pas en ce cas précis la compétence du Tribunal international du droit de la mer, qui empiète selon elle sur son "droit souverain".

Les membres étrangers de l'équipage, libérés sous caution de 2 millions de roubles chacun (45 000 euros), ne peuvent quitter le territoire russe selon la décision des tribunaux de Saint-Pétersbourg, a indiqué le directeur exécutif de Greenpeace, Kumi Naidoo, qui se trouvait à l'audience.

"Nous continuons à discuter avec la Russie pour résoudre la question", a déclaré à la télévision publique le ministre des affaires étrangères néerlandais, Frans Timmermans.

Le capitaine de l'Arctic-Sunrise, l'Américain Peter Willcox, qui commandait en 1985 le Rainbow-Warrior dynamité par les services secrets français en Nouvelle-Zélande, est sorti vendredi de son centre de détention à Saint-Pétersbourg. "Nous menons des actions pacifiques et non violentes. C'est la première fois, la première fois en quarante ans, que je passe plus d'une nuit en prison. Et comme tous mes collègues, cela ne m'a pas plu", a déclaré à sa sortie ce militant de longue date de Greenpeace, âgé de 60 ans.

Un seul militant, l'Australien Colin Russell, a vu sa détention provisoire prolongée de trois mois, jusqu'au 24 février. Selon l'ambassadeur australien en Russie, il devrait faire appel et est confiant dans la décision qui sera rendue.

Le navire de l'ONG écologiste avait été arraisonné en mer de Barents le 19 septembre par un commando des gardes-côtes russes. L'équipage de 30 personnes, dont 28 militants de Greenpeace, avait été interpellé et incarcéré, d'abord pour piraterie, puis, fin octobre, pour hooliganisme.

Les militants avaient été interceptés alors qu'ils tentaient de déployer une banderole sur une plate-forme pétrolière du géant russe Gazprom pour protester contre l'exploitation énergétique de la région arctique.

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